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Joyeuses fêtes de  Noël et de Jour de l'An



Le punch Coco

L’une des boissons incontournables des fêtes de Noël  aux Antilles, est sans conteste le punch coco. Je ne connais pas son histoire ni le premier qui a eu l’idée d’en fabriquer, mais on peut lire sur Wikipédia, qu’il serait originaire de l’île de la  Réunion, mais l’article ne fournit aucun indice, aucune référence  historique pour attester de la primauté de l’île de la Réunion.

Par contre, je me souviens que dans mon enfance martiniquaise, sa préparation annonçait les fêtes, la Noël, le jour de l’An et une belle émotion nous gagnait.

Mon père  ou un voisin rapportait les noix de coco secs à la maison. Le papa les fendait afin de les éplucher, mais le plus souvent cette tâche m’était dévolue et  je vous avoue que ce n’était pas une mince affaire, car le coutelas rebondissait sur la noix, je n’avais pas encore la main et le savoir-faire, alors  bien souvent ma mère venait à la rescousse.

Une fois la noix épluchée, elle était cassée, l’eau de coco récupérée et nous nous en délections. Le goût du coco sec diffère du coco vert, qui est vendu le soir sur les avenues bordant les marchés de légumes.

Parfois, nous avions une bonne surprise, l’eau était sucrée, d’autres fois fade.

Puis, il fallait détacher la noix de la coque à l’aide d’un couteau, alors là gare aux blessures.

Les morceaux de noix de coco étaient râpés sur une « grage », puis mis dans un torchon de cuisine propre, ma mère le purgeait, le tordait afin d’en extirper le lait de la pulpe de coco.

Une fois la pulpe du coco, que nous appelons mâche en créole, vidée du lait, la mâche  pouvait servir à confectionner une friandise (fawin koko), que les enfants et les adultes prisaient,  mais bien souvent, elle était récupérée,  mise dans une bassine, dans laquelle on ajoutait le rhum. Le tout macérait une heure ou deux, puis  passer et filtrer.

Dans une grande casserole, ma mère opérait le mélange du lait de coco, du lait concentré sucré, du lait frais et du sirop, une fois  satisfaite, elle dosait le rhum, fort pour les adultes et léger pour les enfants.

A la maison, nous avions une éducation dès l’enfance à l’alcool, et aujourd’hui abordant fièrement la cinquantaine, tous,  mon frère et mes sœurs ont chez eux des bars fournis et tous sans exception ne boivent pas d’alcool, du moins si peu…

Toutefois, chaque année nous faisons à la période de Noël le punch coco et du shrub.

Je vous propose une recette, sachant que ce n’est pas celle-ci que j’utilise pour faire mon punch coco.

Evariste Zephyrin


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